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14 Septembre 2026
Le tourisme en Chine en 2025 s’inscrit dans une phase de recomposition profonde. Après les perturbations liées à la crise sanitaire et plusieurs années de reprise progressive, le marché chinois retrouve son poids stratégique dans l’économie mondiale du voyage. La demande intérieure demeure particulièrement puissante, tandis que l’arrivée de visiteurs étrangers et la reprise des voyages internationaux renforcent la dynamique du secteur.
Avec ses grandes métropoles, ses paysages naturels, son patrimoine millénaire, ses infrastructures de transport performantes et son industrie numérique très développée, la Chine dispose d’atouts considérables pour consolider sa position parmi les premières destinations touristiques mondiales. Pékin, Shanghai, Xi’an, Chengdu, Guilin, Zhangjiajie, Hangzhou, le Yunnan et l’île de Hainan attirent des profils de voyageurs de plus en plus variés : touristes culturels, familles, voyageurs d’affaires, amateurs de gastronomie, visiteurs internationaux et consommateurs à la recherche d’expériences personnalisées.
La Chine possède le plus vaste marché touristique intérieur au monde. Sa population, son urbanisation rapide, l’augmentation des revenus d’une partie des ménages et l’amélioration des infrastructures ont favorisé l’essor des voyages domestiques.
Avant la crise sanitaire, les déplacements touristiques intérieurs dépassaient déjà plusieurs milliards par an. En 2024, la Chine a enregistré environ 5,6 milliards de voyages touristiques domestiques, selon les données communiquées par les autorités et les organismes spécialisés. Les recettes liées au tourisme intérieur ont atteint environ 5 700 milliards de yuans, soit plusieurs centaines de milliards d’euros selon le taux de change retenu.
En 2025, le tourisme chinois connaît une forte expansion, portée par la multiplication des courts séjours, la popularité des voyages durant les congés nationaux, l’essor du tourisme culturel et gastronomique, la progression des voyages en famille, l’intérêt croissant pour les destinations naturelles, l’usage massif des applications mobiles et la reprise des déplacements internationaux.
Ce dynamisme fait du tourisme un pilier majeur de la consommation des ménages chinois et un levier essentiel de développement régional, renforçant son rôle structurant dans l’économie nationale.
En 2024, le tourisme chinois affiche des volumes impressionnants : environ 5,6 milliards de voyages domestiques et 5 700 milliards de yuans de recettes. Avec plus de 1,4 milliard d’habitants et un réseau ferroviaire à grande vitesse dépassant 48 000 km, la Chine dispose d’une infrastructure solide pour soutenir cette dynamique.
Les congés du calendrier chinois jouent un rôle déterminant dans l’activité touristique. La fête du Printemps, la fête nationale, la fête du Travail et les vacances d’été provoquent d’importants déplacements à travers le pays.
Durant ces périodes, les grandes destinations historiques, les parcs naturels et les stations balnéaires connaissent une forte affluence. Les plateformes de réservation enregistrent souvent une hausse rapide des recherches pour les billets de train, les hôtels, les restaurants et les activités de loisirs.
Les voyages sont toutefois de plus en plus répartis sur l’année. Les voyageurs cherchent à éviter les périodes de pointe et privilégient les départs en semaine, les destinations secondaires et les séjours plus courts.
Le tourisme de proximité s’est fortement développé. Les habitants des grandes métropoles partent pour un week-end dans des villes voisines, des villages historiques, des parcs naturels ou des zones rurales. Cette tendance stimule les petites destinations et réduit la dépendance aux seuls grands sites touristiques.
Les voyages de deux à quatre jours sont particulièrement populaires. Ils répondent à une recherche de flexibilité et correspondent mieux au rythme professionnel des actifs urbains.
Les touristes chinois ne recherchent plus uniquement les monuments célèbres. Ils souhaitent participer à des activités : cours de cuisine, randonnée, découverte de l’artisanat, visites de plantations de thé, spectacles traditionnels, expériences agricoles ou séjours dans des hébergements locaux.
Cette évolution augmente les dépenses consacrées aux activités et profite aux petites entreprises locales, aux guides, aux artisans et aux opérateurs spécialisés.
Pékin reste une destination incontournable. La Cité interdite, la Grande Muraille, le Temple du Ciel et les anciens quartiers traditionnels attirent les visiteurs chinois et étrangers. La capitale bénéficie aussi du tourisme d’affaires, des salons professionnels et des événements internationaux.
En 2025, Pékin cherche à mieux répartir les flux touristiques en mettant en avant des quartiers culturels, des musées spécialisés, des itinéraires architecturaux et des expériences liées à la gastronomie locale.
Shanghai combine gratte-ciel, patrimoine colonial, musées, quartiers commerçants et gastronomie. La ville est particulièrement attractive pour les voyages urbains, les achats, les événements professionnels et les séjours haut de gamme.
Son aéroport, son réseau de transport et son offre hôtelière en font l’un des principaux points d’entrée du pays. Shanghai joue également un rôle majeur dans le développement du tourisme médical, du tourisme d’affaires et des expériences culturelles contemporaines.
Xi’an demeure célèbre pour l’armée de terre cuite, la muraille ancienne et son rôle historique sur les anciennes routes de la soie. La ville attire les voyageurs intéressés par l’histoire impériale, l’archéologie et la culture chinoise.
Le tourisme de Xi’an s’appuie également sur la gastronomie, notamment les spécialités de nouilles, les marchés traditionnels et les quartiers historiques réhabilités.
Chengdu est devenue une destination particulièrement attractive auprès des jeunes voyageurs. Les pandas géants, la cuisine épicée du Sichuan, les maisons de thé et la culture urbaine contribuent à sa popularité.
La ville bénéficie d’une image dynamique et conviviale. Elle constitue aussi une porte d’entrée vers des régions montagneuses et des sites naturels de l’ouest de la Chine.
Les paysages karstiques de Guilin, les montagnes de Zhangjiajie et les régions du Yunnan attirent les voyageurs à la recherche de nature et de photographie. Les réseaux sociaux ont fortement contribué à la visibilité de ces sites.
Zhangjiajie, notamment, est devenue une destination emblématique grâce à ses formations rocheuses, ses passerelles panoramiques et ses paysages spectaculaires. La hausse de la fréquentation oblige toutefois les autorités à renforcer la gestion des flux et la protection des écosystèmes.
L’île de Hainan conserve une place particulière dans le tourisme chinois. Sanya attire les familles, les voyageurs recherchant des séjours balnéaires et les consommateurs intéressés par le shopping détaxé.
La province développe également le tourisme médical, le bien-être, le golf, les croisières et les complexes hôteliers haut de gamme. Hainan cherche à devenir une plateforme touristique internationale tout en renforçant son rôle de zone économique spéciale.
En 2025, le tourisme récepteur en Chine progresse lentement après une reprise plus tardive que celle du tourisme intérieur. Les arrivées étrangères dépendent de la disponibilité des vols, des procédures de visa, de la perception de la destination, des coûts de voyage et de la conjoncture mondiale. Les autorités ont élargi les dispositifs d’exemption de visa pour certains pays afin de faciliter les séjours, notamment pour les voyageurs européens et asiatiques, et encouragent la reprise des liaisons aériennes.
Les visiteurs étrangers privilégient Pékin et la Grande Muraille, Shanghai, Xi’an, Chengdu, Guilin et Zhangjiajie, ainsi que Hong Kong et Macao dans des circuits régionaux, sans oublier les provinces du Yunnan, du Guangdong et du Zhejiang. La Chine doit toutefois améliorer son accessibilité : informations claires en langues étrangères, moyens de paiement simples, connectivité numérique adaptée et meilleure visibilité des services touristiques locaux sont essentiels pour renforcer son attractivité.
En 2025, la Chine reste l’un des plus grands marchés émetteurs de touristes internationaux. La reprise des voyages à l’étranger se fait progressivement, avec une préférence pour les destinations proches en Asie comme le Japon, la Corée du Sud, la Thaïlande, Singapour, la Malaisie, les Émirats arabes unis et l’Australie. L’Europe attire également un intérêt soutenu, notamment la France, l’Italie, la Suisse, l’Espagne et le Royaume‑Uni.
Les motivations évoluent vers le shopping et luxe, la découverte culturelle, la gastronomie, les paysages naturels, les voyages familiaux, les séjours linguistiques, le tourisme sportif et les croisières. Les touristes chinois recherchent désormais davantage de personnalisation, en réservant eux‑mêmes leurs transports, en choisissant des activités locales et en privilégiant des itinéraires flexibles. Les voyages organisés restent importants, mais les formules individuelles et semi‑organisées progressent rapidement.
En 2025, le tourisme en Chine est profondément transformé par la digitalisation. Les voyageurs s’appuient sur des applications mobiles pour rechercher une destination, réserver un hôtel, acheter un billet de train, commander un repas, trouver un guide ou payer une activité. Les réseaux sociaux jouent un rôle central : vidéos courtes, recommandations d’influenceurs et publications géolocalisées peuvent rapidement transformer une destination peu connue en lieu très fréquenté.
Le paiement mobile est largement utilisé en zone urbaine, avec une interopérabilité en amélioration pour les visiteurs étrangers, bien que l’expérience reste variable selon les villes et prestataires. Les professionnels du tourisme investissent dans l’intelligence artificielle, la traduction automatique, les guides numériques, les visites immersives, la réalité augmentée, les recommandations personnalisées et les systèmes de réservation intégrés. Cette digitalisation accroît l’efficacité des entreprises, mais impose de renforcer la protection des données et la qualité des informations publiées.
Le tourisme irrigue de nombreux secteurs économiques : hôtellerie, restauration, transport, commerce de détail, culture, artisanat, événementiel, services numériques et tourisme rural. Il constitue aussi un instrument de développement régional, en créant des emplois, améliorant les infrastructures et soutenant les petites entreprises dans les provinces moins industrialisées.
Les dépenses touristiques profitent aux grandes chaînes, mais aussi aux restaurants indépendants, chauffeurs, artisans et producteurs locaux. Dans les zones rurales, elles diversifient les revenus agricoles. Toutefois, la reprise des volumes ne garantit pas une hausse équivalente des recettes : séjours plus courts, hébergements économiques et activités gratuites limitent les gains. Les professionnels doivent donc améliorer la qualité de l’offre et encourager une consommation mieux répartie.
En 2025, le tourisme en Chine doit relever plusieurs défis majeurs. La concentration des visiteurs sur quelques sites entraîne embouteillages, files d’attente et pression sur le patrimoine, ce qui impose de promouvoir de nouveaux itinéraires et de gérer les capacités. La durabilité environnementale est également cruciale : la croissance du secteur accroît la consommation de ressources et les déchets, incitant autorités et entreprises à investir dans des transports collectifs, des hôtels économes et des programmes de protection des paysages.
Par ailleurs, la qualité de l’accueil international reste un enjeu pour attirer davantage de visiteurs étrangers, nécessitant des progrès en accessibilité linguistique, paiements, signalétique et réservation en ligne. Enfin, la concurrence régionale avec des destinations asiatiques comme le Japon, la Thaïlande ou la Corée du Sud oblige la Chine à renforcer sa communication internationale et à proposer des expériences différenciantes.
En 2025, les perspectives du tourisme chinois restent favorables, mais la croissance sera davantage qualitative que purement quantitative. Le pays dispose d’un immense marché intérieur et d’un patrimoine riche, offrant encore de nombreuses possibilités de valorisation. Les segments appelés à progresser incluent le tourisme culturel, le bien‑être, le tourisme rural, les séjours hivernaux, les croisières, le tourisme sportif, les circuits gastronomiques, les voyages intergénérationnels, les parcs à thème et les expériences immersives.
Le tourisme hivernal bénéficie du développement des sports de neige dans le nord, tandis que les événements sportifs et culturels internationaux renforcent l’attractivité des grandes villes. À long terme, la réussite du secteur dépendra de sa capacité à concilier croissance, innovation, confort des visiteurs et préservation du patrimoine, tout en améliorant les infrastructures des régions moins accessibles et en évitant une urbanisation touristique excessive.
En 2025, le tourisme chinois confirme son importance mondiale avec environ 5,6 milliards de voyages domestiques en 2024, des recettes proches de 5 700 milliards de yuans, un réseau ferroviaire de 48 000 km et une population de 1,4 milliard. Le tourisme intérieur reste le moteur principal, mais la reprise des visiteurs étrangers et des voyages internationaux enrichit la croissance. Les destinations historiques, les métropoles modernes et les paysages naturels attirent un large public, tandis que la digitalisation transforme les pratiques. Les défis majeurs concernent la répartition des flux, la durabilité, la qualité de l’accueil international et la concurrence régionale. La réussite dépendra de la capacité à bâtir un modèle axé sur la qualité, l’innovation et la valeur ajoutée.