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5 Août 2026
La consommation de pétrole au Maroc constitue un enjeu stratégique pour l’économie nationale, la mobilité, les ménages et la sécurité énergétique. En l’absence de production pétrolière significative, le pays dépend presque entièrement des importations pour couvrir ses besoins en carburants et produits pétroliers.
Cet article propose une vue d’ensemble structurée de la consommation de pétrole au Maroc, de ses principaux usages, de ses chiffres clés et de ses perspectives d’évolution.
Le Maroc importe la quasi-totalité de ses besoins en produits pétroliers, principalement sous forme raffinée. Les produits les plus importés sont le gasoil, l’essence, le gaz butane, le kérosène et le fioul. Cette dépendance s’est renforcée depuis l’arrêt de la raffinerie Samir à Mohammedia en 2015, événement qui a réduit la capacité nationale de raffinage et accentué l’exposition du pays aux marchés internationaux.
La consommation de pétrole au Maroc est généralement estimée entre 280 000 et 320 000 barils par jour, selon l’activité économique, le niveau du transport, la demande industrielle et la saison touristique. Cette dépendance rend l’économie marocaine sensible aux variations des cours mondiaux du pétrole, au taux de change et aux tensions géopolitiques affectant l’approvisionnement énergétique.
Le secteur des transports représente la principale source de consommation de produits pétroliers au Maroc. Le gasoil domine largement, porté par le transport routier de marchandises, les autobus, les taxis, les véhicules particuliers diesel, les engins agricoles et une partie des activités industrielles.
Cette domination du transport routier s’explique par le rôle central de la route dans la logistique nationale. Le développement des zones industrielles, du commerce intérieur, du tourisme et de l’urbanisation soutient la demande en carburants. L’essence occupe une part moins importante que le gasoil, mais reste présente dans les grandes villes et au sein du parc automobile particulier. Le kérosène dépend principalement du trafic aérien, des aéroports et des flux touristiques internationaux.
Le gaz butane occupe une place particulière dans la consommation énergétique marocaine. Il est largement utilisé par les ménages pour la cuisson et certains besoins domestiques. Sa consommation atteint plusieurs millions de tonnes par an, ce qui en fait un produit stratégique pour le pouvoir d’achat.
Le prix du butane est étroitement régulé par l’État au moyen d’un mécanisme de compensation. Cette subvention permet de maintenir un prix accessible, mais elle représente aussi une charge budgétaire importante lorsque les prix internationaux augmentent. Le butane se situe donc au croisement des enjeux énergétiques, sociaux et financiers.
La dépendance aux importations pétrolières pèse directement sur la balance commerciale du Maroc. En 2022, dans un contexte de hausse mondiale des prix de l’énergie, la facture énergétique marocaine a dépassé 150 milliards de dirhams. Les carburants routiers, le gaz butane et les produits raffinés ont fortement contribué à cette progression.
Cette situation souligne l’importance de la diversification énergétique. Le Maroc investit massivement dans les énergies renouvelables, notamment le solaire et l’éolien. Toutefois, la transition énergétique agit surtout sur la production électrique, tandis que la réduction de la consommation pétrolière dépendra davantage du transport collectif, de l’efficacité énergétique, de l’électrification de la mobilité et de la modernisation logistique.
La consommation pétrolière au Maroc atteint 280 000 à 320 000 barils par jour, avec une dépendance quasi totale aux importations depuis l’arrêt du raffinage national en 2015. Le gasoil, principalement utilisé par le secteur des transports, domine la demande, aux côtés de l’essence, du butane, du kérosène et du fioul. En 2022, la facture énergétique a dépassé 150 milliards de dirhams, illustrant la vulnérabilité du pays face aux fluctuations des prix internationaux.
La consommation de pétrole au Maroc reste dominée par le transport routier, le gasoil et le gaz butane. Cette configuration expose le pays aux variations des prix mondiaux et aux risques liés à l’approvisionnement. Malgré le développement des énergies renouvelables, le pétrole reste essentiel à l’économie marocaine. La réduction progressive de cette dépendance passera par l’efficacité énergétique, le développement du transport collectif, l’électrification des véhicules et une stratégie durable de sécurité énergétique.